Le territoire rural des régions Méditerranéennes de la rive sud et de rive Nord, se trouve en face à une évolution complexe et rapide, comprenant une multitude de risques sociaux, culturels et économiques.
Les transformations en cours, au sujet de laproduction agricole, menacent la baisse de l’emploi et l’affaiblissement de l’économie régionale et posent la question urgente de la diversification économique pour mettre sur les rails relations et échanges rénovés et capables de produire une synergie avec le secteur agricole, en renforçant les activités rurales et capables aussi à sauvegarder les espaces naturels et les bâtiments soustraites à la production agricole.
Les structures et les infrastructures de l’espace rural, composants son armature bâtie, et notamment celles d’importance culturelle et artistique, ont joué un rôle historique important dans la production agricole traditionnelle ou dans des autres secteurs d’activités et se trouvent aujourd’hui en face à une crise d’utilisation et à la recherche de nouvelles correspondances aux systèmes productives et sociales contemporaines.
En particulier, des édifices et des complexes bâtis (villas, palais, maisons rurales, petites bourges etc.), liés aux processus économiques et productifs agricoles et artisanaux traditionnels ou ayant été des résidences de campagne d’excellence, ne correspondent plus aux impératives de la nouvelle économie et sont menacés d’abandon, dégradation et, souvent, d’interventions de réhabilitation impropres.
Ces systèmes de bâtiments ou ces complexes isolés, se proposent comme réseaux possibles et cohérents, méritants d’être pris à la base d’une excellence, potentiellement disponible et méritante à devenir l’espace où développer activités alternatives, modernes et complémentaires à l’agriculture et aux utilisations originales.
Les espaces ruraux d’excellence dans les régions Méditerranéennes, représentent une pluralité de cas locaux avec différences culturelles, historiques, économiques, bien qu’avec de domaines juridiques distingués (pour l’aménagement, la sauvegarde et le développement régional). Il est nécessaire connaître et mettre en comparaison les différences Nord – sud, bien que parmi les régions Meda et parmi les régions Medocc, pour opter à un niveau supérieur d’action locale, à une efficacité plus incisive des opérations et à une compétitivité gagnante.
De l’autre coté la totalité de l’espace rurale Méditerranéenne affronte des problèmes semblables qui demandent solutions locales, adhérentes et réalistes, mieux encore si inspirées, mûries et comparées globalement, à travers un échange interrégionale. Il est bien souhaitable étudier les éléments communs et pouvoir créer nouvelle connaissance, axée sur la complémentarité des expériences, sur l’évaluation croisée des atouts et des faiblesses des systèmes rurales d’excellence méditerranéennes et notamment sur une synergie d’opérations pilotes de démonstration, visant à perfectionner des méthodes communes et des actions locales.
Certains zones rurales d’excellence, notamment dans la rive Nord, avec une forte vocation de qualité culturelle matérielle et immatérielle, ont été les premiers à élargir la base de leur économie en développant des activités alternatives, bien que, pas toujours cohérentes avec les caractères sensibles et précieux des territoires intéressés. On peut énumérer des opérations envahissantes, avec des interventions peu respectueuses de la morphologie et de la typologie des bâtiments historiques, de la fragile culture immatérielle en péril de banalisation, de la structure sociale traditionnelle, de la nature et de l’environnement. Une expérience positive est représentée par la réalisation dans le passé, des entreprises touristiques dans de monuments importants de l’Espagne et la création du réseau « Paradores » avec des interventions respectueuses du patrimoine. Une autre expérience, en Grèce, est représentée par le réseau « Xenia », s’agissant de la réalisation de structures hôtelières dans les sites ruraux les plus importants du point de vu du patrimoine (archéologique, naturel, culturel) avec une expression architecturalement moderne mais cohérente, qui ont contribué à un développement et à création de l’emploi local.
Il y a beaucoup à faire pour mettre sur les rails de la durabilité et de la qualité, les opérations de développement des zones rurales, puisqu’ils ne consument pas le territoire et ses biens, sans se poser la question de son unicité et de sa consistance limitée.
Mais il y a aussi encore beaucoup à faire en particulier dans les zones rurales faibles et nécessiteuses de développement, provenant de la rive sud bien que de la rive Nord. En effet, d’autres zones rurales avec un potentiel d’excellence, mal croisé et structurellement faible, méritent une attention particulière. Dans ces zones, oùy a la possibilité de faire démarrer d’opérations bien axées dès le commencement, il faut essayer de diversifier l’économie rurale afin d’éviter la dépendance à l’égard d’une structure mono fonctionnelle et de créer des possibilités nouvelles d’emploi durable et porteur d’avenir. Le patrimoine bâti rural de ces régions est capable de constituer les points d’appuipour le développement des activités compatibles et ressorties par les atouts endogènes, activités artisanales et de service, de la culture, de la recherche et de la technologie, du tourisme et des loisirs, capables de lancer une diversification économique. Le processus de diversification interne de l’économie rurale génère et /ou renforce des relations et des réseaux qui dépassent le cadre régional, établit des contacts avec de nouveaux marchés et d’autres entreprises, et donne accès à l’information et au savoir, conditions préalables pour la qualité et la durabilité des interventions. L’exemple de la menace de la pression touristique dans les zones rurales de la rive sud, avec la réalisation de villages touristiques banals et étranges à la culture et civilisation locale, doit être pris comme une réalité à surmonter, parce qu’il laisse la société locale dans une position subalterne et très peu jouissante des avantages de leur terre et leur culture.
La parole d’ordre, soi : éviter les erreurs du passé, faire trésor des expériences réussites, mettre en place des opérations optimisées, performantes et durables.
C’est dans la mise au point de perspectives originales, dans la découverte des potentiels endogènes sociaux, culturels et environnementaux, dans l’enveloppement direct et protagoniste de la population locale et dans l’échange d’expériences avec d’autres régions, et non pas dans la transposition de modèles de développement provenant d’autres parties de l’espace, que se trouve la clé de MéRITE pour un développement porteur d’avenir et durable des espaces ruraux. Les stratégies MéRITE doivent tenir compte de cette orientation, dans une vision équilibrée entre les occasions et les risques d’un leur développement peu réfléchit. Elles doivent mettre à la disposition des zones rurales des instruments qui permettent aux acteurs régionaux et locaux de faire face à leurs difficultés d’une façon aussi souple que possible, dans le respect de la structure sociale et culturelle, évitant solutions exogènes et envahissantes.
Le projet, dans le cadre de son inspiration et de sa problématique surexposée, souhaite répondre avec pertinence et efficace.
Le partenariat a été sélectionné parmides zones rurales représentatives de la pluralité de spécificités : zones fortes et zones faibles, zones côtières, insulaires et zones de l’hinterland, territoires de montagne et territoires de plaine,régions du sud et du nord de la Méditerranée représentant la totalité de l’espace Medocc et l’espace Meda occidentale (Maghreb). Ce partenariat permettra des contributions complémentaires, des correspondances avec les différentes spécificités locales de l’espace, des échanges croisés, des propositions plus costaux, des perspectives adhérentes à la complexité et à la richesse des territoires.
L’objectif de MéRITE pour la création de nouveaux entreprises rurales, à travers une action Nord – sud, avec des complémentarités et synergies à développer dans le projet et dans sa poursuite, s’aligne avec les perspectifs du processus de Barcelone pour la création d’une zone de libre change dans la macro région méditerranéenne. Le projet traite une question structurée dans le cadre du développement rurale locale et dans les perspectives et objectifs du Sdec. Le projet souhaite influencer les tendances locales avec ses actions pour établir des Recommandations et des Méthodes, créer des chances qui surmontent les inégalités avec les Démonstrations thématiques et les Models, jeter une opération pérennisée pour la continuation et l’amplification du réseau et la radicalisation de ses actions au niveau d’activités économiques et d’échange nord – sud (Association « Green Stars » et « Bourses de la ruralité d’excellence »). La durabilité des actions MéRITE dépend de la concertation verticale entre les acteurs locaux mouvementés et horizontale parmi les partenaires, et du degré de la concertation politique obtenue à travers une sensibilisation des élus et des décideurs.
La méthodologie mise au point prévoit : la prise de connaissance en profondeur des donnés de départ, des atouts et des faiblesses des clusters considérés, la comparaison visant à la définition de recommandations et de méthodes partagées, la performance de démonstrations articulées autour de thèmes saillants du développement rural, la codification des résultats de démonstrations et l’extrapolation de Models optimisés.
La pluridisciplinarité de l’approche ressortie de l’intégration de plusieurs cas thématiques de démonstration du développement (artisanat, tourisme durable, services, culture), de la considération de différents niveaux locaux de compétence (Collectivités, Chambres de Commerce, propriétaires) et de la juxtaposition de trois axes d’activité en synergie : axe scientifique (Models), axe formation (Séminaires Meda-Medocc) et axe diffusion (parmi les autres, Bourse de la ruralité d’excellence).
La participation de l’espace Meda est bien intégrée dans les activités du projet.
Le partenaire Région Tanger-Tétouan du Maroc porte une contribution militante à travers le développement des activités prévues, autant que partenaire, en parallèle et en comparaison avec les activités des autres partenaires, et ainsi le projet jouira de l’apport plein de la spécificité de l’espace Meda, dans l’élaboration de ses actions partenariaux pour joindre ses objectifs.
L’espace Meda sera objet d’une attention particulière pour ce que concerne la formation et la diffusion, ayant donné les complexités et les difficultés d’une collaboration inter institutionnelle entre les deux rives. Le partenaire local du chef de fil, Chambre de Commerce Italo arabe, a été chargée d’une assistance particulière au sujet, pour faciliter la participation des collectivités locales et de Chambres de Commerce locales de l’espace Medocc et notamment du Maroc, Algérie et Tunisie. Il est prévu la participation de ces institutions dans l’organisation des deux Séminaireset des deux Bourses d’échange, adressésaux entrepreneurs (ou potentiels tels) de l’espace Medocc mais particulièrement de l’espace Meda.
L’intégration de l’espace Meda dans les activités du projet, sera traduite dans une adhésion finale des acteurs Meda, les plus actives et intéressés, à l’Association Green Stars pour une coopération pérennisée.

Les régions partenaires MéRITE.
