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Portfolio
7.3 CM Vila Real Santo Antonio
Vila Nova de Cacela
Paulo Jorge Teixeira PEREIRA et Rocio Alvaro SANCHEZ


Torre de Frades


Cacela Velha


Paysage rurale de Vila Nova de Cacela


Paysage rurale de Vila Nova de Cacela


Pineu


Santa Rita

CM VRSA est une Chambre Municipale, et donc à un niveau administratif inférieur, mais au Portugal nous n’avons pas de niveau régional comme en Italie et en Espagne. Il me revient de présenter les motifs de la participation de Vila Real de Santo Antonio à ce projet. Juste pour donner une idée en termes de localisation, Vila Real de Santo Antonio se trouve à la frontière entre le Portugal et l’Espagne. Et juste par curiosité, elle se trouve à la même distance des deux capitales régionales, d’un côté la portugaise et de l’autre l’espagnole. C’est une ville relativement récente, elle a été fondée au dix-huitième siècle après le tremblement de terre de 1755. La Commune compte environ 20.000 habitants, l’économie tourne autour de la construction, du commerce, et surtout du commerce relatif à la frontière avec l’Espagne, mais aussi du tourisme. Nous accueillons plus de mille touristes chaque année. La stratégie de l’actuel mandat de la Chambre, qui a quelques options de plan approuvées pour la période 2000-2005, entend justement valoriser certains aspects du patrimoine des ressources naturelles comme forme de contribution pour un développement économique soutenable. Juste pour vous donner une idée, le budget municipal est d’environ 24 millions d’euro et environ 70% est investit dans cette zone, dans les secteurs du sport, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de la culture. En termes administratifs, Vila Real de Santo Antonio est formée de trois Freguesias. Notre travail aura une répercussion sur la Freguesia de Cacela, qui est la Freguesia la plus éloignée du siège municipal, à environ 16 - 17 kilomètres du siège de la Mairie, mais qui représente aussi les deux principale Freguesia, en termes de zone, de notre commune. C’est une Freguesia rurale avec les problèmes qui se retrouvent dans tous les territoires dont nous avons parlé, mais qui a de sérieuses potentialités. C’est la Freguesia où il existe le plus important patrimoine de l’environnement. Il y a Ria Formosa, il y a un parc naturel national et il y a des vestiges archéologiques extrêmement importants du mégalithique ; il y a aussi des vestiges de la présence romaine dans la Freguesia et pour le moment nous sommes en train de faire des recherches en particulier sur un quartier musulman et une métropole chrétienne, respectivement du XIIIème et du XIVème siècle. La réalisation de la Chambre, dans ce projet, se fera par l’association de deux organismes : Le Conseil de Freguesia, qui dans le fond est l’Assemblée Locale, un organisme élu par la population mais qui reçoit ses pouvoirs opérationnels de la Chambre, l’autre organisme qui, dans le fond, aura une réalisation dans le secteur public, et ensuite avec l’Association Odiana, une association crée par notre Mairie et deux mairies voisines, Castro Marim et Alcoutim, deux mairies elles aussi à forte incidence rurale. Cette association, a un peu la vision privée du développement territorial. La stratégie pour Cacela a commencé à se développer essentiellement à partir de la fin des années 90, 98 – 99. En 2001, la freguesia est choisie par le gouvernement pour intégrer un programme spécifique pour le développement des villages historiques, bref un plan d’investissements d’environ 3.000.000 d’euro a été négocié avec le gouvernement pour des projets de requalification urbaine et de dynamisation économique. 2002 a été essentiellement l’année de la rédaction des projets, l’année en somme de beaucoup de papiers, et en 2003, finalement, nous commencerons la première oeuvre de ce projet, qui sera une oeuvre emblématique et qui montre bien l’optique de la chambre en ce qui concerne cet aspect. Ça sera le Centre de Recherche du Patrimoine. Le premier investissement physique dans la zone sera un Centre de Recherche sur le Patrimoine. Même au point de vue du privé, une

série d’investissements sont en train d’émerger, sélectionnés sur base de deux critères: ils doivent avoir une qualité touristique supérieure et une très basse densité de construction. Celles-ci, par ailleurs, sont des normes dictées par la Chambre, à travers les plans d’aménagement, et aussi par les autorités environnementales. L’année dernière, deux terrains de golf ont été terminés, l’an prochain on commencera à construire un hôtel cinq étoile mais de très basse densité.

Donc, le projet sera réalisé en collaboration avec le noyau du patrimoine historique et avec l’association Odiana, l’association qui s’occupe des thèmes du développement local, du tourisme rural et du tourisme dans la nature, qui est parmi les caractéristiques de Cacela que nous mettrons au point. Je commencerai avant tout par une description de ce qu’est le territoire de Cacela, parce que de sa configuration géographique on comprendra mieux quelle est notre hypothèse de travail. Au contraire d’Estepa, pour nous le projet “Merite” sera un point de lancement de ce que nous considérons nécessaire, la dynamisation de l’intérieur, vu que nous nous trouvons dans une zone, dans un territoire - la freguesia de Cacela - qui a énormément développé au niveau touristique toute la zone du littoral, mais très peu développé la zone de l’intérieur, c’est-à-dire le Barrocal et la Serre avec des conditions très similaires, parallèles aux cas de l’Italie et à ceux d’Estepa de Séville pour le développement du tourisme et fondamentalement, du tourisme rural et du tourisme de la nature. Cacela se trouve sur le territoire de l’Algarve près de Faro et aussi de Séville. Elle se trouve dans la zone de frontière aux pieds du fleuve Guadiana qui a aussi des caractéristiques environnementales trèsparticulières.
La configuration du territoire de Cacela comprend la côte du littoral, où se trouve le parc naturel de Ria Formosa, qui a des conditions spéciales qui la rendent intéressante au niveau international pour la flore et la faune, qui va jusqu’au Nord, jusqu’à arriver à la serre et puis à la forme intermédiaire qui en portugais s’appelle Barrocal, une zone fondamentalement orientée vers l’agriculture. C’est une zone qui, grâce à ses conditions du sol, est irriguée par différents cours d’eau ; elle est exceptionnelle pour l’agriculture, et c’est aussi une zone avec une grande richesse archéologique.
Les localités où se concentrera fondamentalement le projet sont Cacela et Manta Rota, situées sur le littoral, et ensuite Santa Rita, la localité la plus importante du Barrocal et puis, les petits « Cortes », semblables aux fermes et encore, Torres de Flaves, une « fazenda » comme on dit en portugais et qui serait l’équivalent des villas que nous avons vu à Lucques. Et ensuite la Rivera de Cacela, qui est la plus importante zone d’eau.

Cacela Velha est notre point de départ. Notre point de départ du sud jusqu’au nord, du littoral jusqu’à la serre. Cacela Velha a une population qui démontre clairement une occupation d’époque phénicienne, en passant par l’époque romaine jusqu’à arriver à l’époque musulmane. Les travaux archéologiques se font dans cette zone où on a trouvé un quartier musulman du treizième siècle. Notre intention est d’attirer les touristes qui cherchent soleil et plage et de créer aussi un touriste alternatif qui va à la découverte de l’archéologie qu’offre le littoral, jusqu’à l’artisanat et aussi à la découverte de l’architecture rurale que peut offrir l’intérieur.

Cacela se trouve à un endroit privilégié, c’est-à-dire au parc naturel de Ria Formosa. Nous avons une perspective du cordon de dunes qui rend sa faune et sa flore si caractéristiques. Un peu plus loin de Cacela on trouve la Fabrique, qui est un petit enchâssement qui, à cause de la désertification rurale, a été pratiquement abandonnée et maintenant on y trouve un restaurant très renommé.
Le littoral était, jusqu’à il y a peu, une zone avec un caractère fort agricole, caractère agricole qui est en train de se perdre en faveur d’une massification urbaine. Cette massification urbaine amène immédiatement à un tourisme qui comporte une certaine voie de développement national. Mais nous voulons créer un type de tourisme alternatif sur la base non seulement du patrimoine archéologique, mais aussi du patrimoine rural et de l’artisanat.

Entre des champs cultivés, ou du moins ce qui y ressemblent, se trouve une spectaculaire villa romaine qui n’a pas encore été déterrée et qui se trouve au bord de la mer.

Vila Nova de Cacela est la siège de la Freguesia et, dans le fond, nous trouvons Manta Rota, à travers la zone du Barrocal, la zone intermédiaire entre la serre et le littoral et, en passant par Cacela, nous arrivions jusqu’à Santa Rita.
Santa Rita est le noyau de population le plus important et pour lequel il existe un plan de développement. L’idée est d’activer les artisans, parce que Santa Rita a été, il y a cinquante ans, un important centre de la céramique et aujourd’hui certains artisansse dédient à cette activité. L’idée finale sera d’attirer le touriste et de lui montrer l’architecture rurale et certaines des pratiques artisanales, parmi lesquelles la céramique ; c’est pour cela que nous entendons créer un centre de céramique qui serait également un centre d’exposition. Une petite construction située ici sera le futur centre du patrimoine de Cacela, pour la formation et le développement du patrimoine de Cacela.
Pourquoi sommes-nous attirés par l’idée du tourisme rural et par le tourisme de la nature? Fondamentalement, à cause des conditions du paysage et aussi parce que le touriste reste aujourd’hui sur le littoral tandis queles trésors, aussi bien de la serre que du Barrocal, lui sont inconnus. Nous avons un type de patrimoine rural construit et un type de fazendas typiques de la zone. Ce sont des fazendas qui ont les mêmes problèmes, parallèles aux cas des autres partenaires, le problème de la production de revenus, tandis qu’un autre problème grave est que les propriétaires ne sont pas conscients de leur patrimoine. Le potentiel de départ, qui était l’agriculture, est totalement abandonné et l’idée est de revitaliser, grâce à Mérite, qui est un point de départ, ces fazende avec le développement d’un tourisme rural.


Urbanisations

Il y a beaucoup d’exemplaires d’architecture rurale de l’Algarve, typique de la zone et qui se conservent, ce sont des constructions très caractéristiques.
N’importe quel touriste, en Algarve pour la première fois, porte son attention sur les cheminées des maisons rurales qui décorent le paysagerural et qui font fondamentalement partie du patrimoine rural construit parce que certaines sont d’authentiques oeuvres d’artisanat.
Le patrimoine des corniches des ouvertures des maisons rurales est, en outre, digne d’attention.

Nous pouvons parcourir les activités traditionnelles jusqu’à nos jours. Les salines, une pratique qui a une continuité depuis l’époque romaine, l’agriculture qui a été fortement pratiquée dans le barrocal, mais qui désormais s’est perdue surtout le long de la côte du littoral, et puis toutes les activités artisanales avec un potentiel de récupération et de développement.
Les arts des activités traditionnelles sont actuellement dans les mains de personnes très âgées et l’intention avec Mérite est de créer un centre d’exposition et de promotion de la céramique de façon à ce que l’artisanat participe à la sauvegarde de sa tradition artisanale et s’en sente orgueilleuse.

Le plan d’intervention de Cacela est un plan qui est mis en place depuis 1998 et qui a quatre objectifs prioritaires. Grâce à ce plan, on a déjà fait une carte du patrimoine de Cacela avec laquelle on a relevé aussi bien le patrimoine archéologique que le patrimoine rural construit. Le plan devrait passer maintenant à la phase de gestion, grâce à la collaboration entre la Chambre et le Conseil, et avec l’Association Odiana, produisant des retombées sans aucun doute positives pour l’hinterland, avec toute une série de services parallèles et la promotion de la divulgation.
Et pour conclure, je voudrais insister sur le fait que notre idée fondamentale est de créer une espèce d’itinéraire de visite. En premier lieu, étudier quelle est la demande touristique à travers une série d’enquêtes dans les hôtels sur ce que demande le tourisme et ensuite créer un paquet qui vise un tourisme rural, qui attire le touriste du littoral, c’est-à-dire depuis Cacela, qui promeut le patrimoine archéologique et le patrimoine de l’environnement auquel il est lié, par une série de parcours, certains déjà configurés et d’autres à configurer, jusqu’à l’intérieur. Ces itinéraires peuvent comprendre la visite de Santa Rita, où on conserve encore d’intéressants exemples du patrimoine de l’architecture typique rurale et puis continuer vers l’intérieur, où l’offre gastronomique de l’Algarve est très riche et est encore en expansion.

Il y a différentes réglementations de référence et n’importe quelle intervention faite dans la zone doit être approuvée par le PDM, Plan de Développement Municipal. Et puis, étant une zone de parc naturel, il y a un autre règlement, le Plan d’Aménagement même du Parc, et puis il y a une série d’autres organismes auxquels on doit demander également un avis, comme par exemple la Commission Nationale de l’Algarve. C’est-à-dire que l’on ne peut faire aucun type d’intervention dans cette zone. Initialement, l’avis passe par la Chambre, par le Conseil, mais la Chambre a toute une série d’organismes consultatifs. D’autre part, tout ce qui se rapporte au patrimoine archéologique doit être approuvé par l’Institut Portugais d’Archéologie et n’importe quelle intervention en patrimoine rural architectural doit passer par l’Institut Portugais du Patrimoine Architectural.

Tout ce qui concerne la construction du Centre de Recherche du Patrimoine est déjà financé par les programmes nationaux et il a déjà été projeté et sera construit cette année. L’idée avec Mérite est de l’animer, en faire dans le fond un des éléments qui aident à insérer le territoire dans les parcours touristiques, dans les paquets touristiques.

Dans toute la zone côtière plus ample, qui va de Vila Real de Santo Antonio jusqu’à Cacela, et aussi dans la petite commune de Tavira, nous avons comme capital potentiel le tourisme, cette zone rurale est fréquentée par environ 300.000 visiteurs et ces 300.000 visiteurs représentent environ 2.000.000 d’indemnisations journalières. Mais il s’agit de visiteurs qui cherchent essentiellement le soleil et la plage, et qui le trouvent là tout près, à dix kilomètres. C’est la question. Puis il y a Cacela, avec tout son patrimoine, le patrimoine naturel, celui édifié et le patrimoine immatériel, bref la culture, les traditions, la gastronomie. Comme troisième aspect, il y a les projets concrets de la Chambre pour rendre ce territoire plus attirant, de façon à permettre un tourisme, disons, plus organisé. Nous avons le projet pour le centre de recherche et d’information, un projet déjà établi et avec le début des travaux prévu d’ici peu. Nous avons encore un autre projet, déjà terminés pour la valorisation de l’ancien cimetière, hors service depuis le début du siècle dernier. Ce qui manque selonnous, et que nous proposerons comme démonstration, sont dans le fond 4 ou 5 aspects. D’un côté, une étude sur les touristes qui sont là à côté. Nous avons dit qu’à dix kilomètres, il y a trois cent mille touristes par an. Donc, nous voulons faire des enquêtes pour connaître les attentes de ces touristes, savoir s’ils se contentent seulement du soleil et de la plage, savoir si quelqu’un a pensé à proposer, quelque fois, un circuit de visites dans la zone rurale. Comme on le sait, le secteur « soleil et plage » est dominé par les opérateurs que nous connaissons pratiquement tous. Ils ont des paquets fermés, l’avion de Londres à Faro, ou de Berlin à une autre localité quelconque, soleil, plage et rien d’autre, et ceci est un peu une faiblesse pour la région parce que s’il n’y a pas d’alternatives, les touristes ne reviennent pas et peut-être que l’année suivante ils s’en vont à Torremolinos ou dans quelque autre localité. Donc, nous ferons une enquête auprès des touristes pour savoir quelles sont leurs attentes et quelle est leur ouverture envers la proposition d’autres activités. Nous essayerons aussi de sensibiliser l’offre locale, qui n’est pas énorme, il y a quelques restaurants, quelques unités de tourisme rural, à savoir en organisant des activités avec les propriétaires de ces activités de façon à montrer qu’il existe des opportunités et comment recevoir les touristes. Et puis nous mettrons en évidence le patrimoine qui existe, une bonne partie de celui-ci est souterrain. Nous avons des vestiges mégalithiques, nous avons des vestiges romains, nous avons des vestiges musulmans, mais peu de tout ceci est visible, pour cette raison ce que nous considérons faisable dans l’immédiat, pour créer plus d’incitations sans de grosses interventions et avec peu de frais, est d’organiser des circuits avec l’aide de la Chambre, des circuits démonstratifs pour amener les personnes à connaître les sites, à interpréter les sites. En même temps, nous produirons certains instruments comme la carte du patrimoine, qui dans le fond est la publication du document d’un travail fait dans les dernières années, où on a identifié toutes les zones avec un potentiel archéologique. Et puis nous voulons publier aussi l’itinéraire, c’est-à-dire le guide qui a été produit dans le domaine du projet. Nous sommes conscients que cette zone n’est pas et ne pourra jamais être une zone de tourisme de masse, donc on devra organiser de façon soutenable, c’est-à-dire que nous n’amènerons pas ces 300.000 touristes dans la zone rurale, aussi parce qu’ils n’y entreraient pas, mais si nous réussissions à obtenir un petit pourcentage organisé, je crois que tous pourraient y gagner et l’objectif final, dans le fond, sera que les résidents de la zone auront une meilleure qualité de vie et que des activités économiques se développeront de façon soutenable.
Les interlocuteurs privés de MéRITE seront choisis dans la zone, mais la zone n’a pas de telle offre, ce qui rend nécessaire une sélection, au contraire, nous pourrions carrément avoir des difficultés à trouver un nombre de personnes suffisant pour créer une masse critique dans les projets de démonstration, en termes d’offre hôtelière, de tourisme et de restauration et même de l’offre d’artisanat. L’offre, en ce moment, est encore limitée parce que les personnes ne ressentent probablement pas la nécessité de produire plus, vu qu’il n’y a pas beaucoupde demande, c’est la loi de l’offre et de la demande. La Chambre veut ici être un peu le fragment manquant, l’additif qui manque pour faire fonctionner les choses de façon plus organisée, mais toujours dans les limites du soutenable.

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